Le MNR de Poitou-Charentes

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Presse régionale

SEGOLENE ROYALE N'EST PAS ROYAL !

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Des banderoles reprenant des slogans de soutien aux sans-papiers pour 16 000 euros et neuf photographies retraçant le conflit social de New Fabris pour 18 550 euros. Ces deux acquisitions du Frac (Fonds régional d'art contemporain) fin juin ont fait bondir le conseillerégional UMP Philippe Rabit. Ce dernier, qui siège au conseil d'administration du Frac, est monté au créneau pour dénoncer ces achats. « Je trouve ces acquisitions inopportunes », insiste l'intéressé. « Le Frac doit certes être ouvert à toutes les formes d'idées, mais n'a pas vocation à relayer les combats de la présidente de Région socialiste Ségolène Royal. » Pour l'élu UMP, « le dossier New Fabris est chargé politiquement. » « Mme Royal en a fait un combat politique contre le gouvernement. Je rappelle qu'elle a pris sur sa liste pour les élections régionales le leader CGT de cette entreprise. Leader qui figure d'ailleurs sur une des photos achetées par le Frac », fait-il remarquer. La réponse de Fromonteil Quant aux banderoles qui évoquent le sort des sans-papiers, Philippe Raby trouve que mettre 16 000 euros d'argent public sur la table pour les acquérir est un peu déplacé. « Il y aurait certainement mieux à faire pour utiliser cet argent », indique celui qui affirme « respecter la création artistique », mais qui ne comprend pas « que la politique de Ségolène Royal soit relayée par une structure régionale à vocation culturelle ». Le président du Frac au conseil d'administration, le communiste Paul Fromonteil, n'a pas tardé à répliquer par un communiqué : « L'achat des œuvres des artistes contemporains se fait principalement sur des crédits d'État… La sélection des œuvres est faite par un jury indépendant… Celui-ci a sélectionné des œuvres dans la diversité des champs de la création plastique… C'est faire injure à l'indépendance et aux compétences de ce jury d'affirmer que ce choix aurait été fait par rapport à la communication politique et personnelle de Madame Royal… Les membres du jury n'auraient pas accepté la moindre instrumentalisation. »

a noter : En Poitou-Charentes (Ségolène Royal)
+ 400% d’augmentation des charges de personnel.

FÊTE DU MNR À MANOT

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Les faits du jour en région

26.06.2010

politique

Fête du MNR à Manot demain. Annick Martin, la secrétaire générale nationale du Mouvement national républicain (MNR) sera présente ce dimanche au rassemblement régional organisé à Manot par le parti d'extrême droite qu'anime en Charente et en région, Jean-Pierre Tournier.

LE MNR EN RÉUNION DANS LE NORD-CHARENTE

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Annick Martin, secrétaire générale du Mouvement national républicain (MNR), a réuni ses troupes charentaises hier, à l'heure du déjeuner, au bord de la Vienne à Manot, fief de Jean-Pierre Tournier, le secrétaire départemental et régional du mouvement. « Un homme qui force l'admiration par son handicap et son dynamisme », indique Annick Martin, en faisant référence au fait que Jean-Pierre Tournier est non-voyant.

Hier, ils ont évoqué les grands sujets de préoccupation du moment au plan national ainsi que la ligne de conduite à adopter au moment des élections cantonales et législatives. Le nombre de candidats et leur positionnement en Charente devaient être arrêtés dans la journée.

POITOU-CHARENTES, LES JEUNES DE 17 ANS Y CONSOMMENT PLUS DE DROGUE

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Les jeunes de 17 ans des régions Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon ont une consommation régulière de tabac, d'alcool et de cannabis supérieure à celle de la moyenne des jeunes de France, selon une enquête réalisée en 2008 et publiée le 12 janvier par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Les jeunes des régions Nord-Pas-de-Calais, Ile-de-France et Lorraine présentent à l'inverse des consommations inférieures à la moyenne nationale pour ces produits.

Cinq régions s'illustrent par une surconsommation de tabac quotidien : la Basse-Normandie, le Poitou-Charentes, et le Languedoc-Roussillon, ainsi que l'Aquitaine et la Basse-Normandie, à un niveau moindre. Les régions Ile-de-France et Rhône-Alpes se distinguent à l'inverse par des usages de tabac plus faibles que la moyenne.

Concernant la consommation régulière d'alcool et l'ivresse des jeunes de 17 ans, quatre régions se distinguent par des niveaux plus élevés que dans le reste du territoire : Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes, Bourgogne et Languedoc-Roussillon. Le nombre des régions qui consomment moins que la moyenne nationale est en augmentation en 2008 par rapport aux chiffres de 2005. Cette consommation d'alcool est considérée comme régulière à partir de dix usages au cours des 30 derniers jours.

Concernant les ivresses alcooliques répétées, la moitié Ouest, principalement la Bretagne, affiche des scores moyens plus élevés que le reste de la France. A l'inverse, la moitié Est est moins concernée par ces usages, à l'exception de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ces ivresses alcooliques répétées, trois au moins au cours des douze derniers mois, sont en baisse par rapport à 2005 au niveau national.

L'usage régulier du cannabis chez les jeunes de 17 ans est surtout élevé dans le Sud, avec les régions Aquitaine, Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Franche-Comté. Le niveau national d'usage régulier a baissé entre 2005 et 2008.

Le niveau d'expérimentation des autres substances, comme le poppers, la cocaïne, et, à un niveau moindre l'héroïne, a augmenté au plan national entre 2005 et 2008. L'expérimentation de l'ecstasy chez les jeunes de 17 ans a au contraire baissé au niveau national entre 2005 et 2008.

Le Languedoc-Roussillon et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur se distinguent par une surconsommation de trois de ces produits : cocaïne, ecstasy et poppers. Les régions Nord-Pas-de-Calais et la Picardie se démarquent quant à elles par une expérimentation élevée d'ecstasy.

L'Ile-de-France présente pour la première fois une expérimentation de cocaïne supérieure à celle de la moyenne nationale. Enfin, concernant l'héroïne, l'ensemble des régions affiche des niveaux très faibles, inférieurs à 2%. Le Poitou-Charentes se démarque avec un usage de cette substance au cours de la vie plus élevé que dans la métropole.

Cette enquête sur la santé et les consommations lors de l'appel de préparation à la Défense (Escapad) a été menée par l'OFDT avec l'appui de la direction du service national lors de la journée d'appel de préparation à la Défense.

39.542 jeunes de 17 ans ont été interrogés pour mesurer la consommation de ces substances. L'OFDT présente pour la troisième fois, après 2003 et 2005, une étude de l'utilisation de ces substances classée selon les régions.

 

IDENTITÉ NATIONALE : LE MNR SUR LE TERRAIN

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logoLe débat sur l'identité nationale organisé hier à Angoulême n'a attiré qu'une soixantaine de personnes. Si le préfet, dans son rapport, en extrait une idée concrète, il est très fort.

Jacques Millon, le préfet de la Charente, s'est essayé hier soir dans la belle salle voûtée des ateliers Magelis à Angoulême au débat participatif. Naturellement, il n'a ni le sourire ni l'expérience de la présidente de Région en la matière. Et quand, en prime, le sujet, «l'identité nationale», n'a été voulu par personne, sauf par le président de la République Nicolas Sarkozy et par le ministre de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale Eric Besson, ça ne fait pas une soirée folichonne et ça ne produit rien de renversant.

Non point qu'il n'y ait pas eu de propos intelligents au fil des interventions - autant que de portes ouvertes enfoncées et que de propos sans intérêt -, mais à l'heure de dresser son rapport, si Jacques Millon sort une idée concrète qui fasse avancer le schmilblick, il est très fort. Il le fera en outre au nom d'un échantillon qui n'avait rien de représentatif, 70 personnes y compris une dizaine de représentants de l'administration, le maire d'Angoulême Philippe Lavaud et le député Jean-Claude Viollet.

Le PS avait donné consigne de boycott. Le député a juste dit qu'il détestait les politiques de la chaise vide et s'en est expliqué à son arrivée avec des opposants au débat (voir ci-contre).

Sinon quoi ? La langue, l'école, la laïcité, la tolérance, le droit à la pratique de toutes les religions sans ostentation seraient le ciment du vivre ensemble. Pour un certain nombre, on n'avait pas besoin de ce grand débat officiel et jacobin pour le pressentir, voire le vivre au quotidien.

«Arrêtez de stigmatiser»

En revanche, on a compris très vite, y compris à travers le propos introductif du préfet, que davantage que l'identité nationale, c'est l'intégration, et en particulier celle des jeunes d'origine maghrébine - le mot n'a jamais été prononcé -, qui faisait… débat. Ce qui n'a pas échappé à un petit groupe de jeunes gens bien élevés qui a pris la mouche et, par la voie de l'un d'entre eux, a clairement exprimé son point de vue: «Arrêtez de stigmatiser un quartier, une origine. Je n'ai pas de problème avec la France, je ne demande qu'à m'intégrer.» Détail, ces jeunes, les seuls dans la salle, venaient de Basseau.

Deux femmes, Chérifa Aliani, directrice du centre social et déléguée du procureur à Soyaux, et Stéphanie Marchand, assistante sociale en Nord-Charente, ont résumé la situation en termes voisins qu'on peut ainsi résumer: «Quand les immigrés et tous ceux qui sont marginalisés, pauvres, gitans, chômeurs, auront droit au logement, droit au travail, droit à la culture, alors on pourra leur parler de devoirs.» Et l'identité nationale ne posera pas de problème.

Et si c'en est un, ce débat aura surtout donné une tribune au Front national et à son cousin le MNR dont, sans leur faire injure, les deux représentants hier soir, par leur âge, ne sont pas l'avenir de la Nation.

SOURCE CHARENTE LIBRE DU 17 DECEMBRE 2009

INTERPELLATION MUSCLÉE D'UN RESTAURATEUR À ANGOULÊME

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Charente Libre du lundi 2 novembre 2009

logo«Il était ventre à terre, menotté, la tête contre le trottoir. Il saignait sur le côté du visage. Vu que c'est quelqu'un de corpulent et d'un certain âge, je leur ai dit qu'il risquait de faire un arrêt cardiaque.» L'avocate Martine Faury allait poster une lettre à La Poste de la place Louvel, quand elle est tombée sur la fin de l'interpellation de Jean-Paul Decroix par trois policiers à vélo. «Une scène violente, des gens pleuraient même», poursuit la conseillère municipale d'opposition.

Agé de 57 ans, le patron de trois restaurants du Vieil-Angoulême s'est retrouvé vendredi après-midi dans cette situation très inconfortable devant de nombreux témoins. Au départ, une histoire de voiture mal garée qui s'est fini par cinq heures de garde à vue et une convocation judiciaire, selon la procédure du plaider coupable parce qu'«il a reconnu les faits».

Les faits ont débuté peu après 14 heures par ce qui est “un classique” comme le reconnaît lui-même Jean-Paul Decroix. «C'est vrai que je me gare souvent le long du kiosque à journaux devant mon restaurant, parce que je ne reste jamais longtemps.»

Sauf que le manège semble agacer les policiers qui le contrôlent régulièrement. «Ils m'ont mis une amende de 35 euros, pas de problème, je les paie.» Jean-Paul Decroix repart dans son restaurant «Chez Paul» pour en sortir «une demi-heure plus tard avec mon chef de cuisine pour un rendez-vous». Les policiers sont encore là. Et auraient notamment demandé où étaient le triangle et le gilet de sécurité. «Je leur ai dit: “au même endroit qu'il y a quinze jours”».

«Vous nous emmerdez»


Tout s'est ensuite accéléré, selon ce dernier. «Quand je suis monté dans le véhicule, ils m'ont dit que ce n'était pas possible parce qu'ils venaient d'appeler la fourrière. Et là, je reconnais, j'ai dit : “Vous nous emmerdez”».

Jean-Paul Decroix se retrouve alors «pris par la chemise» et éjecté de la voiture. «Je ne voulais pas qu'il me mette les menottes, alors j'ai résisté jusqu'à ce qu'ils y arrivent… Et c'est une fois menotté qu'ils m'ont fait un balayage pour me faire tomber !»

La scène se poursuit avec une immobilisation au sol, le genou sur la tempe «et la main sur le pistolet». Avant de se rendre au commissariat pour une garde à vue qui se termine vers 20h15. Du côté de la police, on parle d'«outrage et rébellion» avec des ITT pour deux agents qui auraient pris «des coups pas portés volontairement». «C'est un non-événement», précise-t-on du côté du parquet.

Mais Jean-Paul Decroix a dû mal à comprendre la réaction des policiers. «J'ai fait vingt ans dans le milieu des boîtes de nuit, et je n'avais jamais été en garde à vue. Je me serai bien passé de cette première pour une histoire de stationnement. Faut qu'ils se calment, on n'est pas des bandits !»

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