VIOLENCES - Leurs collègues se reposent en famille, pendant que les enquêteurs cherchent les auteurs des menaces de mort...
Ils avaient été mis en sécurité, cette fois ils vont être mutés. Les trois policiers de la Brigade anti-criminalité (Bac) de Grenoble impliqués dans la fusillade au cous de laquelle un braqueur a été tué changeront d'affectation au 1er août. Une décision prise à leur demande, après les menaces de mort dont ils sont la cible, selon la directrice départemental de la Sécurité publique de l'Isère Brigitte Jullien. «Ca n'a rien à voir avec les menaces qui peuvent peser sur l'intégrité physique des fonctionnaires de police. Il arrive souvent que des fonctionnaires choqués demandent à quitter un service», a cependant précisé Brigitte Jullien. Une vingtaine de fonctionnaires de la Bac, sur les 30 que compte cette unité à Grenoble, a en outre «accepté d'aller se repose en famille». La police «déterminée» à interpeller les auteurs des menaces Des renforts venus de Marseille, Lyon et Saint-Etienne ont pris la relève, mais «dès cette semaine, nous allons pouvoir envisager une reprise normale de la Bac de Grenoble», a assuré Brigitte Jullien. La police de Grenoble a annoncée qu'elle était «déterminée» à interpeller les auteurs des menaces de mort. «C'est peut être aller un peu loin que de parler de contrats» sur les policiers, a estimé Brigitte Jullien, reprenant les termes d'un syndicaliste. Mais selon elle, «il s'agit de menaces qu'on ne peut pas prendre à la légère». Une instruction judiciaire a été ouverte pour «association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée», dont la Juridiction interrégionnale spécialisée (Jirs) de Lyon est saisie.











