Jean-Pierre Tournier, Secrétaire Régional du MNR de Poitou-Charentes, conformément au mot d'ordre du mouvement “une Europe européenne, puissante et indépendante”, a pris l'initiative d'inviter sur notre sol l'historien-politologue russe, André Ratchinski, avec lequel il a été mis en contact au préalable grâce à Nicolas Tandler, journaliste spécialiste des relations franco-russes également présent à Saintes. Ce rapprochement se fixe pour objectif de libérer la France et l'Europe du joug désinformatif sévissant à l'égard de la Russie, perpétuellement diabolisée depuis sa réhabilitation consécutive à la chute du communisme à l'aube des années 1990.
Dans un esprit de réciprocité, Jean-Pierre Tournier a insisté sur le fait que “le peuple russe n'avait pas à rougir” des affres du communisme destructeur de l'âme russe en pointant après-coup les lourdes épreuves subies par la France. Déroulant sur un axe chronologique les génocides intra-nationaux planifiés depuis la Révolution de 1789 jusqu'au XXème siècle : de l'exécution arbitraire de Louis XVI brisant le maillon de l'unité chrétienne, le massacre des vendéens, les camps d'internement en Indochine et la guerre d'Algérie fratricide.
Ce débat a été ponctué part les apports complémentaires de Nicolas Tandler incarnant le point de vue d'un Français passionné par la Russie qu'il estime déshonorée par l'intervention des États-Unis, davantage perçus comme des pseudo-moralistes tyranniques violant arbitrairement la liberté du peuple russe si difficilement conquise. Ses assertions sont relayées puis approfondies par André Ratchinski dont la présence illustre parfaitement cette coopération européenne en bonne intelligence que nous appelons de tous nos vœux. Avant d'analyser le contenu croustillant de son exposé, notre premier devoir est de féliciter André Ratchinski pour son français très riche et fluide. Son intervention quasiment impensable au sein de la médiacratie (française et européenne !) est un véritable bain de jouvence culturel délivrant la France de sa torpeur informative confinant à la pathologie si rien n'est entrepris ! En osmose avec Nicolas Tandler, lui-même sidéré après avoir été confronté directement à la misère rongeant Moscou lors d'un voyage en Russie, André Ratchinski fournit les éléments contextuels que la mainmise américaine sur l'emprise des médias jette dans les bennes à ordure de la censure. En effet, suite à l'effondrement du communisme soviétique, une fenêtre de tir s'ouvre en Russie pour les américains assoiffés de domination capitaliste sous sa forme la plus perverse, c'est à dire le financiarisme débridé. La puissance de l'argent, éternel nerf de la guerre, a installé en Russie ses redoutables et perfides ambassadeurs distillant le venin de la financiarisation dont le principal instigateur s'appelle Georges Soros accompagné de ses innombrables sbires.Ces parasites liberticides ont sciemment pillé et spolié la Russie de ses bassins de production et de son économie. Le pouvoir a été corrompu par l'asservissement à la pogromophilie régnante. Des procédés pernicieux ont été instaurés pour que le chef d'entreprise ou le PDG devienne propriétaire tout en sachant bien qu'aucun dirigeant ne disposera de moyens suffisants, à long terme, pour entretenir leurs entreprises. A ce climat de pénurie s'ajoute le déclenchement de l'inflation encadré par des stratèges économistes. Mais un évènement majeur survient au milieu de ce débauchage spéculatif hégémonique : l'élection de Vladimir Poutine à la présidence, très dérangeante pour le confort douillet des dictateurs américains ainsi que de leurs affidés plus que jamais zélés. (Bien mal acquis ne profite jamais !) En tant que nationalistes, nous comprenons fort bien que le déterminisme affiché par Vladimir Poutine rende le gendarme du monde bien chatouilleux. Depuis la reprise en main du destin de la Russie, ce pays a récupéré Gazprom ainsi que des compagnies pétrolières telles que la Rosneft. Mais l'oncle Sam veille pour conserver sa gamelle mondiale. Alors ce personnage, grand virtuose de la viciosité, a mis en route un processus habilement verrouillé agitant l'éternel épouvantail de la tyrannie à l'égard de Vladimir Poutine et de son équipe. La France, quant à elle, se comporte comme un valet maladroitement refoulé par les États-unis. En toute franchise - cela amaigrira les frais de communication Elyséano-maniaques dont le grand gourou a la malhonnêteté d'annoncer que les caisses sont vides - adhère à la tutelle américaine sous couvert d'une adhésion officielle à l'Union Européenne en servant d'antenne relais de son maître à penser pour transmettre le virus de la russophobie sous le fallacieux prétexte que la Russie poutinienne représenterait un danger pour son équilibre. Mais la suite des révélations de Monsieur Ratchinski bousculera plus ou moins brutalement certaines idées reçues sur la Russie… convenons que parfois les électrochocs sont bien plus efficaces que certains onanismes de platitudes discursives (pour ne pas dire des masturbations de discours creux)!!!
La France, en voie d'otanisation avancée, aurait bien tort de rejeter la main tendue de la Russie. Depuis le XIXème siècle, les relations franco-russes ont été cordiales et fructueuses. Seule la guerre froide a mis ces relations en quarantaine. Par ailleurs, notre famille politique a été plutôt surprise de découvrir la face cachée de … Staline, qui derrière ses apparences de barbare sanguinaire, apparaît en fait comme un machiavélique chef d'Etat - le machiavélisme acceptant plusieurs variantes - souhaitait maintenir l'empire colonial français et assurer une place de premier rang à ce pays devant figurer parmi les puissances victorieuses malgré son exclusion de Yalta en 1945!!! Par contre, en 1917, on apprend que ce sont les capitaux américains qui ont idéologiquement ensidé l'âme russe par le socialisme auquel elle était étrangère dans sa plus grande majorité. Comment, après ces révélations à brûle-pourpoint, éprouver la moindre admiration pour la puissance des États-Unis ?!
Répondant à cette problématique, Annick Martin, Secrétaire Générale du MNR et bras droit de Bruno Mégret, est intervenue pour remettre à sa manière les choses en ordre : la ligne politique du MNR consiste à refuser la tutelle américaine ! Mais Annick Martin craint également que la France se trompe d'ennemi, ce qui la priverait, elle ainsi que toute l'Europe, d'un puissant allié. Allié qu'il serait intelligent de choyer, non seulement pour des questions civilisationnelles, de coopération énergétique et militaire, mais aussi ne serait-ce que pour voir ouvrir une ligne de TGV Paris-Vladivostok et ne pas se faire prendre le marché par les Chinois.
Par la suite, elle a administré un magistral soufflet moral à toutes les âmes démocrassifiées, chatouilleuses au moindre faux-pas (prétendu comme tel) : la phrase moteur se résume à une pluralité d'opinions exprimées à la Douma après que les partis d'opposition ont franchi la barre des 7%, seuil qui n'existe pas en France qui donnerait la possibilité aux députés de la droite nationale de corriger les errances gouvernementales. La fin de ce débat a balayé succinctement les difficultés économiques et sociales rencontrées quotidiennement par les Français. A cet effet, Annick Martin prépare une réforme économique revigorante. A la fin de la réunion, Monsieur Tournier a formulé un vœu salvateur :
VIVE LA FRANCE, VIVE LA RUSSIE, VIVE L'EUROPE !